Charge virale du VIH et traitements

La charge virale est la quantité de VIH présente dans les liquides et les tissus du corps. Depuis 1997, un test est disponible au Canada pour mesurer la charge virale dans le plasma sanguin.

Plus sa charge virale est élevée, plus la personne est considérée comme étant « infectieuse ». Lorsque le VIH n’est pas traité, la charge virale sera très élevée peu de temps après l’infection, pendant la période de « séroconversion », lorsque le corps n’a pas encore commencé à produire d’anticorps anti VIH. Après la séroconversion, la charge virale diminue. Graduellement, selon l’évolution de la maladie, la charge virale ira en augmentant (à un rythme qui varie d’un individu à l’autre). Aux phases plus avancées, la charge virale est très élevée. D’autres facteurs (p. ex. la nutrition, la présence d’ITS, d’infections locales ou d’autre maladie) peuvent aussi influencer la charge virale d’une personne.

L’utilisation d’une combinaison de médicaments antirétroviraux (« thérapie associative » ou « multi-thérapie ») peut réduire la charge virale, parfois à un niveau inférieur à ce que parviennent à détecter les tests de charge virale. Au Québec, chaque test est sensible jusqu’à 50 (parfois 40) copies du virus par millilitre. Toutefois, un résultat « indétectable » ne signifie pas qu’il n’y a pas de VIH dans le corps, mais plutôt qu’il est présent en quantité considérablement réduite.

Des études ont démontré qu’une charge virale réduite dans le sang est possiblement aussi réduite dans le sperme, les sécrétions vaginales, la muqueuse anorectale et le lait maternel. Ceci peut contribuer à une réduction du risque de transmission du VIH, mais on ne peut pas affirmer que le risque est éliminé. La charge virale peut varier considérablement d’un test à l’autre et plusieurs éléments peuvent influencer la charge virale d’un individu. Pour être certain de ne pas transmettre le virus, nous recommandons de toujours utiliser les moyens de protection.

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