Hépatite C (VHC)

Qu'est-ce que c'est ?

Il s’agit d’une infection causée par un virus qui s'attaque au foie. Certaines personnes vont en guérir sans aucune séquelle et d’autres resteront porteurs chroniques du virus.

Les personnes utilisatrices de drogues injectables sont les plus touchées par l’hépatite C, mais des études démontrent la possibilité de transmission par voie sexuelle dans les cas d'activités avec exposition au sang.

Comment cela se transmet-il ?

Par contact de sang à sang dans les situations suivantes:

  • Partage de matériel d’injection ou d’inhalation de drogues;
  • Tatouage ou perçage avec du matériel contaminé;
  • La mère peut transmettre le virus à son bébé pendant la grossesse ou l’accouchement;
  • Pratiques sexuelles avec échange de sang.

Quels en sont les symptômes ?

Souvent, il n’y a aucun symptôme.

Dans le cas contraire, on note les symptômes ressemblant à ceux de la grippe:

  • fièvre modérée
  • douleurs musculaires
  • fatigue
  • perte d'appétit
  • nausée

Les symptômes associés à une infection chronique parvenue à un stade avancé comprennent:

  • urine foncée couleur de café (plutôt que jaune foncé)
  • selles (merde) décolorées
  • douleur au ventre
  • jaunissement de la peau ou du blanc des yeux (jaunisse)

Même si vous ne présentez aucun symptôme de l'infection pendant des années, vous pouvez quand même être porteur du virus et transmettre l'hépatite C à d'autres personnes.

Quelles sont les complications possibles ?

Une personne infectée peut devenir porteuse chronique. Sans traitement efficace, il y a un risque d’évolution vers:

  • Une cirrhose
  • Un cancer du foie
  • Le décès

Comment le dépistage se fait-il ?

Une prise de sang est pratiquée pour détecter les anticorps du VHC. Les anticorps deviennent décelables entre 2 à 13 mois après l’infection.

Les dommages potentiels causés au foie sont mesurés par une biopsie.

Quel est le traitement ?

Chez certaines personnes le virus peut disparaître de lui-même (15% à 25% des cas). La personne doit prendre beaucoup de repos, de bien s’alimenter et de ne pas consommer d’alcool ni de drogues car ces substances sont dures sur un foie qui n’est déjà pas en bonne santé.

Le VHC peut être traité par une association de deux médicaments, qui peuvent toutefois être durs à prendre. Le taux de réussite du traitement se situe autour de 50%. D’autres molécules actuellement en développement laissent entrevoir la possibilité d’un meilleur taux de guérison.

Pour les porteurs chroniques:

  • Un suivi médical régulier est essentiel.
  • Les vaccins contre l’hépatite A et l’hépatite B (virus qui s’attaquent aussi au foie) sont recommandés.

Comment faire de la prévention ?

Il n’existe aucun vaccin contre l’hépatite C.

  • Ne pas partager de matériel servant à l’inhalation ou à l’injection de drogues.
  • Utiliser du matériel stérile pour le tatouage et le perçage corporel.
  • Adopter des pratiques sexuelles sécuritaires.

Quels sont les risques associés au VIH ?

Le fait d’être infecté à la fois par le VIH et le VHC – ce qu’on appelle la co-infection – pose un certain nombre de problèmes et suscite plusieurs questions qui demeurent sans réponse.

Ainsi, le risque de transmission du VHC de la mère à son enfant est trois fois plus élevé dans le cas d’une co-infection.

Le risque de transmission du VHC par voie sexuelle pourrait aussi être plus élevé pour une personne vivant avec le VIH.

Dans le cas d’une co-infection, le test de dépistage du VHC est moins fiable. Il peut être nécessaire de recourir à un autre test afin de détecter la présence du virus de l’hépatite C dans le sang.

Le VIH peut aggraver la maladie liée au VHC. Certaines études ont montré que, dans le cas d’une co-infection, les dommages au foie sont plus importants, l’évolution vers la cirrhose est de deux à trois fois plus fréquente et elle est deux fois plus rapide.

Certains médicaments contre VIH sont filtrés par le foie. S’il ne fonctionne pas bien on risque d’avoir des effets secondaires plus graves peuvent apparaître.

Toutefois, le VHC ne semble pas influencer de façon significative la progression de l’infection par le VIH.

Notes supplémentaires

L’hépatite C est une maladie à déclaration obligatoire. Cela signifie que le médecin qui diagnostique une hépatite C doit en informer la direction de la santé publique de sa région.

Il n’existe pas de vaccin contre l’hépatite C.

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